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Le triptyque de St Mayeul
Fils d'un des plus riches seigneurs de Provence, Mayeul est né à Valensoles
vers 910. Après la mort de ses parents, les fréquentes incursions des Sarrasins
en Provence, le conduisent à se retirer à Mâcon. Agrégé du diocèse de Mâcon, il
est nommé chanoine par l'évêque, puis archidiacre de la cathédrale, et, après
avoir achevé ses études à Lyon, il enseigne la philosophie et la théologie. Afin
d'être élu évêque de Besançon, il entre en 942 à la célèbre abbaye de Cluny. Il
y remplit les fonctions de bibliothécaire et de trésorier. En 948, il devient le
quatrième abbé de Cluny. Il le sera pendant cinquante ans. Son influence
considérable touche de nombreux monastères de sa congrégation. Il conseil les
princes comme Hugues Capet et surtout Othon Ier. Il réconcilie sa femme sainte
Adélaïde et son fils Othon II.
Très attentif aux
pauvres, il leur fait largement l'aumône, emportant toujours pour eux en voyage
une
importante provision d'argent. De
nombreuses guérisons miraculeuses ont lieu par son intercession. En 972, alors
qu'il traverse les Alpes, il est capturé par les Sarrazins. Il encourage et
réconforte ses compagnons de route, transformant en oratoire la caverne où ils
ont été enchaînés. Il est blessé à la main en tentant d'empêcher l'un des
geôliers de tuer un serviteur. Devant son exemple, plusieurs Sarrazins se
convertissent, et demandent le baptême. A partir de 992, Mayeul, âgé et malade,
ne quitte plus Cluny. Mais en 994, le roi Hugues Capet, ignorant son état de
santé, lui demande de venir introduire la réforme bénédictine à l'abbaye de
Saint Denis. Mayeul se met en route, sachant qu'il ne reviendra plus. Il tombe
malade en chemin, au prieuré de Souvigny, en Bourbonnais, où il meurt, âgé
d'environ 88 ans. Il est aussitôt vénéré comme saint. En haut à gauche
: la croix de Provence.
En haut à droite : le blason de l'abbaye de Cluny. |